Je m’appelle Marie Couillard. Je suis hypnothérapeute et depuis des années j’accompagne des personnes sur la perte de poids, l’alimentation, les comportements automatiques et les blocages inconscients.
Et puis un jour, je suis tombée malade.
Le cancer, les traitements, les douleurs, les sensations alimentaires brouillées, le poids qui se dérègle pour un oui ou pour un non : tout ça a changé mon rapport au corps.
Je cherchais à comprendre pourquoi ce que je connaissais ne marchait plus, pourquoi j’avais faim tout le temps, pourquoi je gonflais avec un grain de riz, pourquoi quand je faisais tout comme il faut, quand je courais 4- 5 X par semaine, pourquoi mon corps semblait répondre à côté.
J’ai cherché des réponses auprès de professionnels.
Souvent, les réponses que je recevais sonnaient comme si je n’avais rien traversé. Comme si mon corps était dans une situation normale, avec seulement quelques habitudes à corriger.
Mais quand un corps a vécu un choc, il ne suffit pas de lui dire de manger moins, de bouger plus ou d’écouter ses sensations. Encore faut-il qu’il puisse les entendre.
Il faut aussi que le système nerveux redescende, que le sommeil tienne un peu, que l’énergie revienne et que l’alimentation redevienne un soutien, au lieu d’être une source de culpabilité.
Dans mes recherches, je suis tombée sur le concept des 5 facteurs du vivant du Dr Yann Rougier, autour de cinq dimensions : respirer, se nourrir, penser, ressentir des émotions et se protéger.
Cette approche m’a intéressée parce qu’elle ne réduisait pas la question du poids à la seule alimentation. Elle m’a donné une autre grille de lecture de ce que je traversais et m’a permis de regarder aussi du côté du stress, du sommeil, des émotions, des pensées et de la manière dont mon corps réagissait après tout ce qu’il avait vécu..
Alors je me suis formée, j’ai cherché, j’ai expérimenté.
J’ai étudié la nutrition, la micronutrition, les neurosciences appliquées, la gestion du stress et les mécanismes du corps en mode survie.
Et surtout, j’ai testé dans ma vraie vie, et le plus fou, c’est que c’est en marchant au bord de l’eau avec mes écouteurs, en observant ce qui apaisait mon corps et en retrouvant des gestes simples qui me faisaient du bien que les choses ont commencé à bouger, et pas qu’un peu.
Métamorphose est né comme ça : à chaque pas, dans cette période où j’avais besoin de comprendre ce qui se passait dans mon corps, sans lui rajouter une nouvelle couche de pression.